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RESF 71
Réseau Education Sans Frontière de Saône-et-Loire

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C’est INADMISSIBLE ! Soutenez Mme Mayuma et ses enfants, pour d ?noncer les m ?thodes employ ?es ? son ?gard.
Article du JSL

Article mis en ligne le 16 juin 2007 par Webmaster  

Nous avons prévu une réunion du RESF 71

à DIGOIN

le MERCREDI 20 JUIN

à 20 heures.

salle des fêtes de Digoin

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Une réfugiée expulsée à la rue avec ses deux enfants

Réseau Education sans frontière organisait samedi un rassemblement pour alerter sur l’urgence sociale et humaine autour de Florence Mayuma Nkutukulu (assise à droite) et ses enfants

A deux reprises en une semaine, Mme Mayuma s’est retrouvé rejetée à la rue, sans aucune prise en charge officielle, dans l’attente d’une décision de justice sur son avenir en France.

Semaine de galère pour Mme Mayuma, réfugiée congolaise. Expulsée il y a une semaine du Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) de Digoin, elle y était de retour hier, devant la grille, avec les militants du Réseau éducation sans frontière (RESF) qui organisaient en fin de journée un rassemblement afin d’informer et d’attirer l’attention sur la situation de cette maman de deux enfants, et enceinte de 5 mois d’un troisième.

Florence Mayuma Nkutukulu assure avoir été commerçante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), région instable du pays, où elle a été emprisonnée après avoir distribué des tracts contre le régime de l’actuel président Kabila. A l’époque, sans rentrer dans les détails et subtilités des querelles de clans, s’opposait ouvertement des partisans de Kabila et ceux de l’ancien président Mobutu, dont apparement faisait partie la famille de Mme Mayuma. « Ma grande soeur est morte, une autre est handicapé, elle a été torturée, et le père de mes enfants est porté disparu », explique-t-elle dans un français impeccable. En novembre 2005, elle fuit son pays, avec Gracia et Benny, ses deux enfants aujourd’hui âgés de 5 et et 3 ans. Direction la France : « Je veux protéger mes enfants » dit-elle. Elle effectue dès son arrivée à Paris une demande d’asile, elle est prise en charge par l’administration française pendant 2 mois en banlieue parisienne puis dirigé au CADA de Digoin où elle y a vécu pendant 15 mois.

Pendant ce temps, sa demande d’asile est refusé par l’OFPRA et la commission des recours des réfugiés. Son titre de séjour arrivé à expiration, la préfecture de Saône-et-Loire a ordonné le 25 avril dernier une obligation de quitter le territoire sous un mois.

Vendredi 1er juin au matin, Mme Mayuma est interpellé par la gendarmerie de Digoin pour un entretien dans ses locaux. Environ 1 heure plus tard, « quand elle est revenue, la direction du CADA avait fait mettre toutes ses affaires dehors, la nourriture pour les 2 enfants avait été jetée » explique Marc Sage, animateur de RESF, « C’est une méthode révoltante ! ». A la rue, sans moyens, elle est dirigé par les urgences 115 vers l’accueil de nuit de Paray-le-Monial, la Maison Saint-Vincent-de-Paul, pendant 3 nuits. Elle est à nouveau interpellée, et là, conduite au Centre de rétention administrative (CRA) de Lyon Saint-Exupéry, dans l’attente imminente d’une reconduite à la frontière. Son avocat alerté (car bien souvent les réfugiés doivent se défendre par avocat pour demander des droits), le tribunal administratif de Lyon est saisi en urgence pour un recours en annulation de l’arrêté de reconduite à la frontière. Le Tribunal statut mercredi 6 juin et « enjoint la préfecture de Saône-et-Loire de délivrer, dès notification du présent jugement, une autorisation provisoire de séjour à Mme Florence Mayuma ». Une décision judiciaire est désormais attendue sur l’avenir en France de Mme Mayuma. Vendredi, « Mme Mayuma est sorti du CRA de la même manière qu’elle a été expulsé du CADA », à la rue, sans moyens, explique Marc Sage. Le RESF de Saône-et-Loire vient alors à son aide et dénonce « Le comportement indigne de ce que l’on pourrait attendre de notre pays, sans aucun regard humain sur la situation de Mme Mayuma qui ne représente pas un danger pour notre pays. Les enfants de Mme Mayuma doivent continuer à être scolarisés à la maternelle de la Brierette à Digoin et une solution pour la loger doit être trouvé par les services de notre pays. Pour rappeler quelques tristes souvenirs réçents, on pourrait installer si il le faut une tente rouge devant le CADA ».

Isabelle Rebillard, responsable de l’association des Amis du CADA, apportait son soutien aux résidents « On connait leur angoisse quand ils voient quelqu’un chassé de cette manière car ils savent que cela peut aussi leur arriver. Les mesures gouvernementales basées sur des chiffres passent à côté de situation humanitaires inquiétantes. Plus que jamais, nous devons faire l’effort de rencontrer ces familles, mieux les connaître, les aider dans leurs épreuves ».

JSL lundi 11 juin

Eric Dujardin

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Une soixantaine de personnes ont répondu à l’appel du RESF 71 pour soutenir et accompagner Mme Mayuma et ses deux enfants.Le JSL et La Renaissance ont procédé à des interviews (surveillez les journaux)

Après appel au 115, la famille sera logée ce soir et demain soir dans un hôtel de Digoin. Le 115 nous a répondu qu’à partir de lundi, il renvoyait à la Préfecture le soin de trouver la solution de logement.

Nous serons très vigilant à ce qu’une solution, d’où qu’elle vienne, soit offerte sans séparation de la famille et en tenant compte de la fatigue de Mme Mayuma enceinte de 5 mois.

Nous continuons à affirmer qu’abandonner à la rue une mère et 2 enfants en bas âge ne participe pas des valeurs qui sont les nôtres et qu’il faudrait transmettre aux enfants dont on a la charge !

Nous demandons une régularisation à titre humanitaire, décision qui peut être prise par la préfecture, pour cette famille qui par ailleurs s’est complètement intégrée et maîtrise, mère et enfants, parfaitement la langue française.

Nous avons prévu une réunion du RESF 71 à DIGOIN ( le lieu sera précisé ultérieurement) le

MERCREDI 20 JUIN à 20 heures.(salle des fêtes de Digoin)

Nous ferons le point sur la situation de la famille Mayuma et évoquerons les éventuelles actions envisageables nécessaires, sur les autres dossiers locaux, sur l’organisation du RESF dans la zone géographique du Charolais.

Tout le monde est bien sûr convié.

Amicalement

Marc SAGE

(JPG)

Quel danger pour la France représente cette maman et ses deux enfants ?

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Plus de 60 personnes étaient présentes !

(JPG)

Rassemblement devant le CADA de Digoin,

(JPG)

rue Victor Hugo,

le SAMEDI 9 JUIN à 18H

Mme Mayuma originaire de la République Démocratique du Congo, est arrivée en France en 2005 craignant des représailles dans son pays. Elle est accompagnée de ses 2 enfants, de 5ans et 3ans scolarisés à l’école de La Brierette à DIGOIN. Elle est aujourd’hui enceinte de 5 mois. Sa demande d’asile a été rejetée. Une demande de réouverture de dossier a été faite auprès de l’OFPRA, qui l’a rejetée en procédure d’urgence. Entre temps la préfecture de Saône et Loire avait pris une OQTF qui a été notifiée le 25 avril 2007 Son avocate avait contesté l’OQTF dans les temps...

Vendredi 1er juin au retour de l’école, Mme Mayuma a été contrôlée et conduite à la gendarmerie. Pendant ce temps, la chambre au CADA dans laquelle elle été accueillie a été vidée et les affaires mise sur le palier laissant Mme Mayuma à la rue. Après un appel au 115, elle a été conduite vers un hébergement. Mais, bien renseignée, la police est venue l’arrêter pour la conduire au centre de rétention de Lyon dans lequel elle est enfermée avec ses deux enfants depuis le 4 juin.

La France pays des libertés et des droits de l’Homme utilise des méthodes indignes, qui choquent les valeurs pour nous essentielles de notre société. Comment penser qu’une mère accompagnée de ces deux enfants fasse toutes ces démarches, prenne le risque de s’expatrier sans des raisons valides ? Mais quel risque avéré ou potentiel, Mme Mayuma représentait pour notre pays ? Doit-on oublier pour des raisons politiciennes, que sans l’immigration nous serions 14 millions de moins en France ?

Word - 99 ko

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Pour ce qui est de trouver le CADA, rue Victor Hugo, c’est très facile. Il y a un rond point devant le magasin Leclerc. Il faut prendre de là la direction Gueugnon, et c’est le premier bâtiment à gauche en direction de Gueugnon. (se garer sur la place Maréchal Leclerc à côté) Pour ceux qui viennent de Mâcon ou Chalon, prendre la direction Gueugnon. Après plusieurs ronds points, vous traversez la canal. Vous arrivez 200 m après le canal à un carrefour aménagé où il faut aller à gauche, et sur votre droite 200 m plus loin il y a la place M leclerc (avec une église) Vous pouvez vous y garer. Le CADA est à 50 m à droite.

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