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Réseau Education Sans Frontière de Saône-et-Loire

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Publié le 28 mars 2007 par Webmaster
Publié le 8 octobre 2006 par Webmaster
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CINQ ENFANTS RISQUENT L’EXPULSION A Chalon sur Sa ?ne (71)

Article mis en ligne le 9 septembre 2007 par Webmaster  

Valjentina, école Anne Franck, 8 ans

Mevljidan école Anne Franck, 10 ans

Véton, en 6ème au collège Jean Zay, 12 ans

Deljana, en 3ème au collège Jean Zay, 15 ans

Divana, en 3ème au collège Jean Zay, 16 ans

Ces cinq enfants originaires du Kosovo risquent à tout moment l’expulsion vers un pays qui les a humilié et maltraités.

NOUS NE VOULONS PAS QUE LEURS CHAISES SOIENT VIDES ,

nous voulons qu’ils continuent leurs scolarité en France.

La famille SECIROVIC au complet doit être régularisée et protégée dans le pays des droits de l’homme.

Signez la pétition en ligne sur le site national :

http://www.educationsansfrontieres.org/ ?article8006

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(JPG)

Une partie de la famille Secirovic. Elle avait résidé auparavant quelques mois au centre de la Croix-Rouge à Mardor, à Couches.

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SANS-PAPIERS

Menacée d’interpellation depuis un mois, une famille du Kosovo témoigne

Indésirable dans son pays, le Kosovo, une famille de neuf personnes vivant sans-papiers à Chalon est frappée d’expulsion et vit dans l’angoisse de l’interpellation. Son désir est de rester en France.

Une famille originaire du Kosovo composée de neuf personnes, les parents et sept enfants âgés de 8 à 24 ans, a reçu, le 1er août dernier, l’obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Depuis plus d’un mois, elle vit dans l’angoisse de voir arriver les policiers dans l’appartement qu’elle occupe à Chalon-sur-Saône afin d’être acheminée dans un centre de rétention administratif. Le domicile est pris en charge par l’association La Croisée des Chemins, un centre d’hébergement et de réinsertion sociale. Jusqu’à la notification officielle de quitter la France, la famille Secirovic, présente sur le territoire français depuis le mois de juillet 2006, rentrait dans le dispositif du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile chalonnais (CADA) où les demandeurs d’asile, attendant le statut de réfugié, sont hébergés.

Une prise en charge par l’État qui a donc pris fin depuis quelques semaines, et depuis, les membres de cette famille perçoivent des bons hebdomadaires d’alimentation de la part du Secours Catholique et le Réseau Éducation Sans Frontières 71 (RESF) sert d’appui aux enfants scolarisés à l’école primaire et au collège. « Mais ils ont fait leur rentrée mardi sans fournitures scolaires », commente Nicole, membre active de RESF.

Le père, Sukria Secirovic, âgé de 42 ans, né à Zagreb en Croatie, était commerçant. Face au déchirement ethnique et aux relations belliqueuses récurrentes (lire encadré), cette famille de Roms, indésirable dans sa terre natale comme tant d’autres familles a fui l’oppression.

« On n’a plus de famille au Kosovo. La discrimination envers nous, les Roms, est très forte. La situation est difficile. Nous sommes rejetés de toute part », s’effondre en larmes le père de famille. « C’est un homme très sérieux, organisé, qui s’occupe de ses papiers, de sa famille. Il est remarquable », dit de lui, Alain Maurice de RESF. Le père, les yeux rougis par ses souvenirs du passé, montre fièrement les bulletins scolaires de ses enfants inscrits à l’école primaire et au collège. « Il est vrai qu’en 9 mois, ils ont fait des progrès remarquables à l’école », soutient le militant du réseau humanitaire. « Nous voulons rester en France, il y a une grande liberté lance Sukria, dans un cri du cœur aux côtés de son épouse qui cache mal son angoisse.

Je veux travailler. Au Kosovo, nos enfants ne seront pas scolarisés, ma famille sera finie. Je veux vivre comme tout le monde en France. » Il s’excuse de ne pas parler assez bien Français à son goût. Il apprend auprès de ses enfants car il n’a pas suivi de cours.

« J’aime tout ce que je fais à l’école », dit sa petite fille de 8 ans, vive et maîtrisant déjà bien les rudiments de la langue française. « Je ne veux pas retourner au Kosovo, il y a la guerre là-bas. Nous sommes bien à Chalon ». Suite à un arrêté d’expulsion, un recours sera examiné au Tribunal administratif de Dijon le 18 octobre prochain. La situation des personnes sans-papiers en Saône-et-Loire devient de plus en plus incertaine. Mercredi dernier, c’est une famille résidant à Gueugnon qui a été interpellée (lire par ailleurs).

Une vingtaine d’enfants scolarisés en Saône-et-Loire, de parents en situation irrégulière au regard de la loi française, continuent de prendre le chemin de l’école en sachant que leur espoir de vivre dans un pays libre peut s’arrêter brusquement.

Emmanuelle Bouland JSL

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Les Roms indésirables dans leur pays La Yougoslavie était le pays où les Roms bénéficiaient de plus de droits, aujourd’hui et plus précisément depuis que la majorité albanaise administre la région, leur situation s’est sérieusement aggravée. Depuis Juin 1999, les Roms ainsi que toutes les autres minorités du Kosovo (Serbes, Ashkaeli, Egyptiens, Bosniaques, Gorani, et juifs) ont tous été la cible de violence ethnique, à savoir, attaques à la grenade, mines antipersonnel, tir à bout portant et incendie volontaire. On estime à plus de 3 000 le nombre de victimes Roms qui ont perdu la vie dans ces circonstances. La plupart des Roms ont préféré fuir et abandonner leurs maisons, maisons qui finiront par être soit occupées ou détruites par les nouveaux conquérants. Aucune des 14 000 maisons incendiées ayant appartenu aux Roms n’a été reconstruite. Plus de 75 % de la population rom d’avant 1999 est dispersée sur plus de 20 pays d’Europe orientale, centrale et occidentale, sans le moindre espoir de retour ou de recevoir le statut permanent de réfugié ou d’asile politique dans les pays où ils se trouvent. Les 25 % qui sont restés ou qui ont osé retourner au Kosovo vivent au jour le jour, ne bénéficiant que d’une aide minimale de la communauté internationale. Pristina, la ville principale du Kosovo, maintenant le fief des Albanais, est devenu une zone interdite aux Roms. Selon le Haut-commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), la situation des Roms reflète celle des Serbes avec des perspectives de développement économique très limitées et une pauvreté grandissante résultant directement de leur liberté de mouvement sérieusement restreinte. Hier, les ministres européens des Affaires étrangères ont tenu à Viana do Castelo (Portugal) à afficher l’unité de l’Union européenne dans les difficiles négociations sur le futur statut de la province serbe du Kosovo.


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