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Réseau Education Sans Frontière de Saône-et-Loire

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Rassemblement pour Aboya, menac ? d’expulsion , DEVANT LE LYCEE MATHIAS ? CHALON.

Article mis en ligne le 24 février 2009 par Webmaster  

« Ma mère est venue en France en 2000. Elle avait rencontré l’amour avec un Français. »

Aboya, 20 ans, raconte son histoire, n’en veut pas à sa mère de l’avoir laissé, dans un premier temps en Côte d’Ivoire, avec son frère et sa sœur. Elle a voulu suivre son amoureux, ils se sont mariés, sont venus vivre à Chalon. La maman explique d’ailleurs : « On m’avait dit qu’il fallait que je fasse les papiers pour les enfants depuis la France. J’étais partagée entre mon mari et mes enfants. Mais je me suis toujours occupée d’eux. » Le papa d’Aboya étant décédé, l’adolescent de 13 ans est hébergé par son oncle en espérant rejoindre sa mère à Chalon dans le cadre d’un regroupement familial : « Je n’étais pas bien traité. Ma mère m’envoyait de l’argent, mais il me le prenait. » Aboya prend son mal en patience, pendant que sa mère remue ciel et terre. En 2007, rien n’a bougé, toutes ses démarches ont échoué : « Je n’ai pas vu ma mère pendant six ans. Les visas pour venir en vacances ont été tous refusés. »

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Majorité :

Et Aboya profite de sa majorité pour effectuer un voyage en Italie, pays depuis lequel il gagne la France en juin 2007. Il retrouve sa mère, demande un titre de séjour, s’inscrit au lycée Mathias pour suivre des études. Son titre de séjour expire et Aboya reçoit une obligation de quitter le territoire français en mars 2008. Devant des résultats scolaires jugés insuffisants, ses différentes requêtes sont rejetées et, en août 2008, les policiers viennent le chercher. Mais, par un concours de circonstances, Aboya n’est pas chez lui. Depuis, il se cache, tout en continuant à suivre des cours en 1re STG. La Ligue des droits de l’Homme et le Réseau éducation sans frontières (RESF) se sont emparés du cas d’Aboya. Des tracts sont régulièrement distribués, une pétition circule et, hier, un rassemblement était organisé devant le lycée Mathias. L’occasion pour RESF de fustiger une nouvelle fois la politique du gouvernement : « L’État fabrique des orphelins. Ce n’est pas acceptable. Parents et enfants doivent pouvoir vivre ensemble si tel est leur choix. Ces sans papiers vivent ici, avec nous, ils travaillent, ils étudient... Nous voulons des ponts, pas des murs. Exigeons des papiers pour Aboya ! »

Devant une cinquantaine de personnes, le réseau a rappelé le cas d’Ogima, arrêté à Montceau, cité les prénoms d’Araïk et Arthur, Arméniens, de Matondo et Anna, Congolaises. Anna, 10 ans, sera d’ailleurs parrainée samedi à 11 h 30 par le député-maire de Chalon, Christophe Sirugue, qui devrait, selon nos informations, annoncer une avancée pour son dossier...

JSL Valérie Monin

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