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Réseau Education Sans Frontière de Saône-et-Loire

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SANS-PAPIERS EN SAONE-ET-LOIRE : Vers une quarantaine de proc ?dures d’expulsion

Article mis en ligne le 21 août 2007 par Webmaster  

La situation des sans-papiers devient de plus en plus incertaine en France. Pour chaque département, des objectifs chiffrés d’expulsion du territoire de personnes sans-papiers vivant sur le territoire sont inscrits noir sur blanc au plus haut niveau de l’État.

Après l’annonce du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Brice Hortefeux, de la reconduction à la frontière de 25 000 sans-papier pour l’année 2007, les préfectures ont été sommées, avec les services de police et de gendarmerie, d’atteindre cet objectif et de faire remonter leurs résultats sur les infractions et interpellations relevées.

Selon nos informations, une quarantaine de procédures d’expulsion seraient prévues pour le département de Saône-et-Loire d’ici à la fin de l’année.

« Il n’y en aurait pas eu assez », selon une source proche du dossier. La préfecture, contactée, n’a souhaité livrer aucun commentaire sur ce sujet. « On n’a pas de chiffres, on n’a rien à dire », a-t-elle communiqué, de façon laconique. Marc Sage, membre actif du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), dit ne pas posséder d’informations. « La préfecture garde les infos secrètes. Ce que l’on peut observer, c’est que le mois de juillet a été calme mais on craint pour la rentrée scolaire ». Après le drame d’Amiens, la colère est montée d’un cran pour les associations de défense des sans-papier. « L’accident du jeune garçon de 12 ans a sans doute eu l’effet de calmer les ardeurs. Ils laissent passer l’été mais nous sommes méfiants », renchérit Marc Sage qui déclare qu’au début du mois d’août, deux « visites » policières, l’une dans l’Ouest du département et une seconde sur Chalon ont eu lieu dans des familles en situation irrégulière.

Le réseau dénombre une vingtaine d’enfants scolarisés en Saône-et-Loire vivant avec leurs familles en situation d’être expulsées. « Et on ne connaît que ceux qui nous sollicitent. Là où nous sommes les plus inquiets, c’est pour les Roms du Kosovo ».

Sur Chalon, il y aurait une vingtaine de personnes dans l’illégalité concernant leurs formalités administratives et RESF suit particulièrement une dizaine de familles avec des enfants. « Avec beaucoup de Congolais, Angolais et des Maliens, ils sont toujours présents dans la région mais vivent dans la peur », confirme-t-on en privilégiant la discrétion.

Marc Sage dénonce la politique du chiffre et son coût. « Le coût moyen d’une personne placée dans un centre de rétention est de 1000 euros par personne. Si on faisait le bilan, on verrait que cette politique coûte très chère alors que ces gens ne présentent aucun danger pour la société ».

Sa crainte repose sur l’absence de scolarisation de certains enfants lors de la rentrée scolaire dans trois semaines : « Ils ont le droit d’être scolarisés même en étant en situation irrégulière. Cette scolarisation est essentielle. Les enfants subissent les conséquences des adultes, mais eux, ils n’ont pas choisi. Notre inquiétude, c’est que les familles n’envoient pas leurs enfants à l’école. »

Si des nouvelles, positives, ont été enregistrées pour RESF comme pour Biscotine, revenue du Cameroun à Lournand près de Cluny il y a une quinzaine de jours, après avoir été contraintes de régulariser ses papiers dans son pays d’origine ou encore cette jeune fille Algérienne, lycéenne au lycée Lamartine à Mâcon dont la demande de régularisation a abouti, le tableau n’est pas toujours aussi rose.

Aucune nouvelle, en revanche, pour la réfugiée congolaise, expulsée en juin du Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) de Digoin, Florence Mayuma, maman de deux enfants et enceinte de plus de sept mois d’un troisième bébé. « On n’a plus de nouvelles depuis plus d’un mois assure, inquiet, Marc Sage. Elle a disparu. » Il pense qu’elle a dû quitter le département « mais pas la France, on l’aurait appris ».

Emmanuelle Bouland

JSL lundi 20 août 2007 - Chalon-sur-Saône

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