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RESF 71
Réseau Education Sans Frontière de Saône-et-Loire

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chalon. Le R ?seau ?ducation sans fronti ?res a install ? des tentes symboliques hier en ville.

Article mis en ligne le 7 novembre 2010 par Webmaster  

Alerte sur le logement

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Des tentes qui symbolisaient les futurs logements de quatre familles avec enfants « si rien ne bouge ». Photo V.M.

Des tentes qui symbolisaient les futurs logements de quatre familles avec enfants « si rien ne bouge ». Photo V.M.

Pour dénoncer les situations de trois familles sans papiers, bientôt expulsées de leur logement et d’une famille régularisée mais sans toit, le RESF a planté des tentes au centre-ville de Chalon.

« Sanoussy, 16 mois, né à Chalon. Mes parents viennent de Guinée Konakry. La préfecture n’a pas renouvelé la carte de séjour de mon père. Donc mon père a perdu son travail. Pas de travail = pas de logement. Où vais-je dormir ? »

« Christian, j’ai 5 mois. Micha, j’ai 2 ans. Maman est régularisée, pourtant, mon frère et moi attendons un toit depuis cinq mois. »

« Salima, j’ai 4 mois, je suis née à Chalon. Azamat, j’ai 4 ans, je viens d’Ingouchie. La France nous met dehors. Notre père a été torturé. Retourner en Ingouchie = danger de mort. Dans un mois, nous serons à la rue. »

« Luiza, j’ai 4 ans, je viens d’Arménie. Vatzgen, j’ai 6 mois, je suis né à Chalon. Notre père a été tabassé en Arménie. Nous devons quitter notre logement. » Pour symboliser ces situations, le Réseau éducation sans frontières (RESF), avait installé, hier, des tentes sur la place de Beaune à Chalon. « Des logements pour tous, avec ou sans papiers. » C’était le message que les membres du réseau souhaitaient faire passer, en prenant l’exemple des difficultés rencontrées par quatre familles à Chalon. Trois familles déboutées de leur demande de carte de séjour qui vont se retrouver à la rue. Une famille régularisée, mais sans solution pour se loger. L’initiative a été bien accueillie par certains passants : « Ce n’est pas digne d’une société démocratique de se comporter de la sorte » déplorait l’un d’entre eux, « avec ces méthodes, la France se taille une très mauvaise réputation à l’étranger. Qu’on traite les sans-papiers comme des criminels me scandalise. »

Mais d’autres avaient à cœur d’exprimer leur désaccord par rapport aux actions du RESF : « Qu’on s’occupe d’abord de la misère en France » protestait une passante en déployant moult arguments. S’en est suivi un échange verbal musclé avec Martine Courbon, ajointe au maire, présente sur les lieux : « En tant que vice-présidente du CCAS, je peux vous dire que la misère en France, on s’en occupe tous les jours. Ce n’est pas une raison pour être égoïste ! Si ces personnes sont ici, c’est qu’elles ne pouvaient pas vivre dans leur pays. » Valérie Monin

Publié le 07/11/2010

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