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Réseau Education Sans Frontière de Saône-et-Loire

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la famille Berichvili en route pour on ne sait o ?...

Article mis en ligne le 5 septembre 2007 par Webmaster  

SANS PAPIERS :

Une famille interpellée à Gueugnon

Un couple et ses deux enfants, dont l’un était scolarisé, ont été interpellés hier à Gueugnon. Vivant en France depuis 4 ans après avoir fui la Géorgie, la famille a été placée en centre de rétention. Une famille en situation irrégulière, un couple et ses deux enfants, a été interpellée sans heurts par les gendarmes, hier en fin de matinée, à leur domicile de Gueugnon. Vers quatorze heures, elle a été conduite au centre de rétention administrative dans l’attente, sous 72 heures, de leur jugement qui sera rendu par le Tribunal administratif suite à un recours déposé par son avocat après un arrêté d’expulsion prenant fin le 2 septembre. La préfecture de Saône-et-Loire a confirmé, hier soir, les faits et devrait communiquer ultérieurement.

Cette famille est arrivée en France le 28 septembre 2003 à Mâcon après avoir fui la Géorgie car elle vivait, dit-elle, dans une situation d’insécurité avec la peur de représailles. Le père, Géorgien et la maman d’Ossétie, résidaient avec leurs deux jeunes enfants dans la cité des Forgerons dans un appartement pris en charge par une association locale qui est en lien avec le Réseau Éducation sans frontières (RESF), qui milite en faveur des parents sans papiers d’enfants scolarisés, Beso Berichvili, âgé de 32 ans et son épouse Tea, 31 ans, leur bébé et leur fils, Autiko qui a effectué sa rentrée scolaire, mardi, dans une école de Gueugnon en classe de CE2, ont été déboutés de leur demande de droit asile.

« La particularité dans ce dossier, c’est qu’ils ont fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire séparé. L’arrêté, pour lui, date du 23 mai 2007 et pour elle le 5 juillet », a commenté hier l’avocat dijonnais de la famille, Maître Corneloup qui précise que les deux affaires devaient être jugées par le tribunal administratif de Dijon le 13 septembre prochain. Mais le recours n’est pas suspensif et l’échéance étant dépassée, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation le lendemain de la rentrée scolaire. Le 15 août dernier, les parents avaient déjà été convoqués à la gendarmerie de Gueugnon pour un contrôle d’identité.

Le couple s’y était rendu de façon séparée et le Réseau Éducation sans frontières (RESF), alerté, s’était alors mobilisé localement. Hier, les membres militants n’ont pu que constater le départ précipité.

« On n’a pas pu leur parler. Ils sont partis dans deux véhicules de gendarmerie, une dizaine de gendarmes ont été mobilisés », a souligné un témoin de RESF.

« Tea était enchantée car son fils avait fait une bonne rentrée. Autiko parle très bien le français et il avait dit à sa maman qu’il avait une jolie maîtresse ».

Selon le récit que cette famille a livré à son avocat, elle a quitté la Géorgie car elle était persécutée par le pouvoir en place, sachant que la mère de famille est originaire d’Ossétie, pays en conflit avec la Géorgie. Le père aurait été arrêté en 2000 par des hommes qui recherchaient en réalité son beau-frère en raison de ses activités car il disposait de documents qui pouvaient compromettre des dirigeants du pouvoir. « Et Tea a été poignardée le 3 août 2001, elle a séjourné 10 dix jours à l’hôpital. Nous en avons les preuves », raconte l’avocat.

L’ombre au tableau est liée au père qui a commis un délit en France, un vol, et qui a purgé sa peine de deux mois de prison en juin dernier.

Une condamnation pénale qui a très certainement servi d’accélérateur dans ce dossier car le Géorgien, disposait d’une carte de santé et aurait pu bénéficier d’une prolongation de carte de séjour pour raisons médicales.

L’avocat dijonnais a bon espoir concernant le jugement qui sera rendu en fin de semaine ou au plus tard lundi. Il mise sur l’arrêté concernant Beso Berichvili qu’il juge illégal : « il y a un vice de forme car un article du code de l’entrée et du séjour des étrangers n’est pas visé et je ne vois pas comment ils pourront expulser la mère et les enfants, seuls, vers leur pays d’origine ».

« Franchement cet été, il y a eu des pratiques sur le terrain qui ressemblent un peu à une chasse à l’homme, avec une vraie volonté de mettre en pratique la volonté du ministre », ajoute l’avocat spécialisé en droit public et dans le domaine humanitaire.

En 2005, entre janvier et juillet, on enregistrait en Saône-et-Loire, 97 demandeurs d’asile et deux ans plus tard, ce chiffre a été divisé par deux.

Emmanuelle Bouland

jsl ********************************************************************

Beso avait fait sa rentrée hier à l’école Primaire Les Bruyères en CE 2, Rue Alexandre Buisson à Gueugnon...( Tél : 03.85.85.09.03 ecole.prim.bruyeres@gueugnon.net )

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Ce matin il a été « cueilli » avec son frère et ses parents....

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Ils sont sur la route vers un centre de rétention...

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la famille Berichvili en route pour on ne sait o ?... par Esteban Ferreira le 4 juillet 2008
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